
Dans le cadre du renforcement général des armées, plusieurs unités voient leurs effectifs augmenter de manière significative. C’est notamment le cas de la célèbre compagnie dite créole, qui bénéficie de ces renforts au point de changer de dimension pour devenir un bataillon à part entière. L’unité conservera néanmoins sa triple implantation stratégique en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, terres d’origine de ses membres fondateurs.
Créée en 1975, l’unité s’est très vite illustrée par son efficacité sur le terrain. Dès 1978, déployée au sein de la FINUL (Force d’Interposition des Nations Unies au Liban), elle est parvenue à pacifier la ville de Zouk, donnant ainsi son nom à leur célèbre tactique d’intervention. L’impact de cette force dépasse d’ailleurs le strict cadre opérationnel : la DRH du ministère des Armées estime aujourd’hui que 3 % des soldats français, toutes armes confondues, ont été engendrés suite aux actions de l’unité lors des soirées festives de leurs parents.
« Avec ce renforcement de la structure, nous pouvons tenir un front de 5km de mariage soit plus de 12 chenilles simultanées. Même dans un environnement difficile grâce à une tenue Bouclier Aérobie Léger masquée. »
Lieutenant-Colonel Rousseau – Reconversion des douanes
L’état-major espère que cette montée en puissance produira des résultats décisifs sur de multiples théâtres d’opérations. Néanmoins, la mission principale du bataillon restera concentrée sur les manœuvres de coupé-décalé à l’arrière du front, un dispositif tactique jugé essentiel pour maintenir le moral des troupes à son plus haut niveau.