
Après plusieurs semaines de sevrage difficile, de multiples déclarations de signature de paix et de promesses répétées de « ne plus jamais toucher à ça », les États-Unis ont finalement craqué vendredi soir en annonçant de nouvelles attaques en direction de l’Iran.
Les symptômes de sevrage étaient devenus impossibles à ignorer dans les couloirs du Pentagone : sueurs froides à la vue d’un budget de la Défense pourtant déjà dépensé malgré sa forte augmentation, tics nerveux de l’index sur le bouton des drones, et hallucinations collectives impliquant des armes de destruction massive imaginaires. Pour justifier cette rechute après la cuisante défaite de la première tentative, le département de la Défense a organisé une conférence de presse où Washington a fièrement lancé sa nouvelle opération, sobrement baptisée : « Cette fois, promis, ça va marcher ».
« On venait tout juste de boucler notre cure de désintoxication post-Irak, mais on est directement passés aux drogues dures. Faut croire que traîner sur la route du pavot afghan, ça laisse des traces. »
Stephen Miller – 4 cavaliers de Apocalypse en dolby-surround
En attendant, les troupes préparent à nouveau leurs paquetages avec l’enthousiasme d’un groupe de parachutistes qui va inaugurer le fait d’être une troupe d’élite prisonnière au Moyen-Orient. Le monde entier observe, navré, l’Oncle Sam chercher les veines de la géopolitique mondiale pour s’injecter sa nouvelle dose de chaos.