Vendredi portrait : Jacques B., magistrat de la Cour des Compte, qui défini la stratégie militaire de la France

Dans notre rubrique “Vendredi portrait”, nous tentons chaque semaine de vous faire découvrir une personne peu connue mais essentielle à la bonne marche de nos armées ou sortant du lot. Pour cette semaine, nous avons rencontré Jacques B., magistrat de la Cour des Compte, Rue Cambon à Paris.

Caporal Stratégique : Bonjour et merci de nous recevoir dans le cœur de l’administration française. Nous entendons que peu parler de vous mais vous semblez être en tête de la stratégie militaire française.

Jacques B. : Vous savez ce que c’est, sorti tout en haut du classement de l’ENA, nous ne pouvons qu’être bons dans tous les domaines. Moi, par exemple, en faisant partie de la 7ème chambre de la Cour des Comptes, je suis doué en défense, sécurité intérieure, justice, affaires étrangères, pouvoirs publics, services du Premier ministre, administration déconcentrée, finances publiques locales, appels des jugements des chambres régionales et territoriales des comptes.

Caporal Stratégique : Et comment participez-vous à la définition de la stratégie militaire de la France ?

Jacques B. : Alors, nous ne sommes pas seuls, il y a Bercy également. Des années que les généraux demandent l’arrêt de Vigipirate puis Sentinelle mais il a fallu que je le mette dans mon rapport pour que ce soit sérieusement pris en compte. Pareil, que l’on veuille un second porte-avions, il peut y avoir une réflexion sur l’utilité ou non mais c’est le Ministère des Finances qui estimera si c’est nécessaire au final.

Caporal Stratégique : On peut comprendre que l’idiome “L’intendance suivra” manque de hauteur de vue, mais n’avez-vous pas peur d’inverser le but et les moyens ?

Alexandre F. : Veuillez m’excuser, je n’ai pas compris la question. Pardon mais êtes-vous fonctionnaire ? Est-ce que vous avez déclaré vos heures sur cette interview pour qu’elle soit enlevée de la ligne “Personnel” de la gestion de votre unité ? Je pense que je vais demander la dissolution de votre régiment pour double emploi. Vous savez qui décide !!!

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Ministre redevenu député, il se souvient que les militaires sont là pour faire de l’aménagement du territoire

Paris – Inattendu retournement de veste de la part de ce ministre, devenu depuis peu député suite à un remaniement concernant l’implantation des unités militaires dans sa région. Celui-ci maintenait pendant tout le temps en ministère, la ligne “les militaires n’ont pas à faire de l’aménagement du territoire” dicté par son gouvernement. Ouvrant la voie à des déplacements possiblement clientéliste ou permettant quelques économies à court terme.

C’est avec la plus grande surprise qu’après un remaniement, ce dernier redevenu député s’oppose absolument au déplacement d’unité de sa circonscription arguant qu’ils sont les seuls pourvoyeurs d’emplois indirects pour son bassin d’élection. Un élément qui a semblé oublié lors de sa présence dans l’exécutif.

“J’ai tenu la ligne du gouvernement évidemment, il était prévu que je reste ministre jusqu’à ma retraite. Impossible de penser que des problèmes des gestions d’argent m’obligeraient à reprendre une place de député. Par chance, les gens continuent de voter pour moi.”

Député de l’Est anonyme

Nous ne pouvons que saluer cette tardive clairvoyance qui permet aux unités d’être perdus aux milieux de campagnes sans services publics, également supprimé, permettant au moins l’économie pour les armées de payer les primes déménagements de plusieurs milliers d’hommes. Pour l’instant.

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