En plein malaise vagal sur la place d’armes, il finit par regretter la mousson de la précédente cérémonie

Aligné au garde-à-vous depuis déjà vingt-sept minutes, en attendant que le commandant d’unité se souvienne qu’il y a une cérémonie à diriger, sur une place d’armes transformée en poêle à frire, le brigadier-chef Maxime L. a été victime jeudi matin d’un malaise vagal. Ce dernier une fois revenu à lui, a avoué qu’il n’aurait peut-être pas dû autant se moquer de la pluie la dernière fois et implorer le soleil.

Tout a commencé lors de la prise d’armes hebdomadaire, rallongée pour l’occasion par la visite du général de corps d’armée venu disserter pendant quarante-cinq minutes sur le dernier concept opérationnel qu’il a appris, datant de ses derniers jours où il était colonel. Pour le brigadier-chef Maxime, coincé au troisième rang de la deuxième section, le combat était déjà perdu.

« J’ai senti que ça partait au moment où le général a commencé sa troisième conclusion. Je pensais qu’avec le goudron qui fondait sous mes rangers et les soudait au sol, j’aurais pu faire illusion plus longtemps. »

Brigadier-chef Maxime L. – Défnat de bronze avec agrafe ‘cérémonie’

L’équipe médicale est promptement intervenue pour prodiguer les premiers soins. Ce traitement de choc a d’ailleurs nécessité la rédaction d’un compte-rendu à l’hôpital d’instruction des armées le plus proche : le militaire s’est en effet vu administrer deux morceaux de sucre entiers, et ce, sans l’aval préalable d’un médecin général en chef.

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