
Le salon international de la défense et de la sécurité, Eurosatory, est actuellement secoué par un scandale d’un nouveau type. Au milieu des chars de combat de nouvelle génération et des essaims de drones tactiques copié sur l’Ukraine, ou stratégique copié sur l’Ukraine et l’Iran, la direction du salon a dû intervenir avec une rare fermeté : le stand d’un sous-traitant a été temporairement fermé, et l’entreprise menacée d’exclusion. Son crime ? Avoir présenté un produit de manière transparente, sans y accoler les mots magiques « Intelligence Artificielle ».
L’incident s’est produit mardi matin lorsqu’un fabricant européen de systèmes de fixation militaire a dévoilé sa nouvelle gamme de boulons destinés aux véhicules blindés. Après plusieurs minutes d’inspection, les organisateurs ont constaté avec inquiétude que ni les panneaux publicitaires, ni les brochures commerciales, ni même les conversations avec les visiteurs ne faisaient référence à l’IA.
« Certains de nos exposants arrivent à justifier leurs prix simplement parce qu’une IA a généré le nom de leurs boulons. Je ne vois pas pourquoi d’autres s’autoriseraient soudainement à être honnêtes sur leur marchandise. Si on laisse passer ça, on va se retrouver avec des gens qui refusent de marger à plus de 20 %. »
Martin S. – organisateur EuroSatory
Les habitués du salon se souviennent d’ailleurs que, il y a quelques années à peine, des sanctions similaires frappaient les produits non estampillés « sécurisés par la Blockchain ». Une époque qui rappelle celle où des exposants étaient mis à l’index car leurs gourdes n’offraient aucune « expérience en Réalité Virtuelle dans le Métavers tactique », ou parce que leurs filets de camouflage n’étaient pas certifiés « Web3 Ready ».