Rupture d’uniformes à la caserne : ils seraient coincés dans le détroit d’Ormuz selon l’habillement

Au magasin d’habillement, l’adjudant-chef Lemoine, pointe désormais son stylo sur une carte du monde punaisée au mur au lieu de faire son habituel signe évasif de la main quand on lui demande pourquoi il n’y a aucune tenue disponible. Selon la version officielle du fourrier, la totalité du stock d’uniformes de l’unité se trouverait prise en otage dans un blocus naval au large d’Oman. Une excuse qui a le mérite de renouveler l’intérêt du passage au magasin pour ne pas y percevoir ses tenues.

Au sein du régiment, la crise du détroit d’Ormuz semble devenir l’excuse universelle pour justifier tous les dysfonctionnements. Lors du dernier service de pâtes sans sauce au mess, le caporal-cuisinier confirmait que les boîtes de bolognaises étaient retenues par les Gardiens de la révolution iranien. De son côté, le CND, l’ancienne DIRISI, affirme également qu’Intradef est en panne à cause des paquets de données qui seraient en attente de la libération du célèbre détroit.

« J’y ai aussi cru quand on m’a dit que les pièces détachées des blindés étaient aussi coincées dans le détroit d’Ormuz mais depuis que le commandement a indiqué que les points pour l’avancement étaient dans le même bateau, je commence à avoir des doutes. »

Caporal-chef Durant – avec un t.

La théorie s’effrite pourtant face au calendrier : les ruptures de stock datent de plusieurs mois, alors que la crise régionale n’a que cinq semaines. Plus troublant encore : une vedette rapide semble avoir forcé le blocus, puisque tout le personnel du magasin, lui, arbore fièrement les nouveaux treillis et les chaussures de dernière génération.

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