Histoire : 1982 – le soulèvement des majors suite à la limitation du vin au mess

Notre journal participe également à rappeler les différentes petites histoires dans celle, grande, des Armées. En coopération avec le Service Historique des Armées (SHA), nous ouvrons notre premier épisode sur le grand soulèvement des majors suite à la première tentative de modération du vin dans les Armées.

Les années 80, bien que caractérisées par le côté fric et drogue, ont également connu les premiers mouvements de limitation des addictions tels que la cigarette ou le vin dans la sphère publique. C’est ainsi que le ministère de la Défense de l’époque demanda à limiter à 6 le nombre de verre de vin par repas au mess. Déclenchant immédiatement la fronde des majors comprenant encore ce qui se passe autour d’eux.

“On ne comprend pas. On nous dit de prendre soin de notre santé et de s’hydrater et on nous limite après. J’ai fait la Seconde Guerre mondiale, moi monsieur ! J’ai défait les nazis, incorporé le 7 mai 1945 ! Oui monsieur !”

Jean “Jean-Jean” JENPPEROU – Major supposément en charge du magasin du 21ème RIMa (1982)

Par chance, beaucoup cachaient déjà de quantité importante de bouteilles de pastis dans leur bureau ou faisait un premier apéro pour fêter la mi-journée avant d’aller prendre l’apéro au bar du mess limitant d’autant les moments sans alcool. La génération suivante des adjudants-chefs a pu grâce à une meilleure forme physique, respecter cette limite des 6 verres de vin par repas.

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Le Major encore 1er devant l’Adjudant-Chef au concours de nostalgie à la caserne de gendarmerie

Le vendredi 6 mai à eu lieu pour le capitaine Blaise F., commandant d’escadron au sein de la brigade départementale de gendarmerie des Vosges, le déjeuner coutumier avec le plus ancien major et son adjudant-chef dans le restaurant Le Petit Stéphanois à St-Etienne-les-Remiremont. Ce repas se transformant régulièrement en compétition de nostalgie entre les 2 sous-officiers.

Cette fois-ci, à peine le médaillon de veau sauce aux morilles servi au major, ce dernier fit une ouverture en félicitant la serveuse d’avoir un endroit où l’on peut bien manger comme avant. L’adjudant-chef rebondit grâce à sa noix de joue de porc confite en disant qu’on peut rester sur du classique bien qu’il préfère le traditionnel. Le capitaine accordant le premier point à l’adjudant-chef.

Le moment décisif de ce match, qui se joue en dehors du service, a été l’arrivée du vin avec le plat du capitaine. Cet événement coupant l’élan de l’adjudant-chef voulant se plaindre des installations qui n’était plus si solide. La bouteille de pinot noir présenté était bien un vin local de Moselle mais ce dernier était issu de l’agriculture biologique.

“L’adjudant-chef a failli gagner en déplorant que le vin était bio. Le major a su rebondir immédiatement en faisant remarquer que les vins locaux ont gagné 2% d’alcool de plus en 10 ans. J’ai dû accorder un double point pour l’aspect technique de l’intervention.”

Capitaine Blaise F. – Commandant d’Escadron de Gendarmerie

C’est ainsi que s’acheva l’échange de ce mois-ci par une victoire sans contestation du major déjà tenant du titre. La capitaine Blaise F. nous confirma que c’était un échange bref mais intense. Il s’attend à un match plus classique sur l’idée que les jeunes soient moins bons désormais mais connaissant les dossiers durant la jeunesse des deux protagonistes, il est possible que la faute soit sifflée pour toute utilisation de cet argument.

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