Sécheresse : les instructeurs demandent aux soldats de faire semblant de se noyer lors des franchissements de rivières

C’est une conséquence pour le moins inattendue de la sécheresse qui frappe actuellement le pays : lors des exercices de franchissement de coupure humide, les soldats sont désormais invités à simuler la noyade afin de préserver l’objectif pédagogique de la manœuvre. En temps normal, la traversée d’une rivière est une épreuve initiatique censée confronter le militaire aux joies de l’eau glacée, à la force du courant, au matériel détrempé et à l’angoisse de perdre son paquetage.

Or, depuis quelques semaines, les instructeurs en appellent à l’imagination de leurs troupes. Bien que le faible niveau de l’eau leur permette de traverser à pied sec en choisissant où poser leurs brodequins, on exige d’eux qu’ils feignent la noyade, l’arme brandie au-dessus de la tête, en émettant quelques « glou-glou » sonore audible aux instructeurs sur la rive. Du côté du corps du génie, plusieurs officiers étudient même la possibilité d’installer des arrosoirs géants en amont des zones de franchissement pour permettre de recréer cet exercice.

« Je vois dans ces rivières que l’on traverse à pied et ces conserves des rations de combat qui se chauffent seules avec ce soleil, une preuve de plus que ceux de la nouvelle génération sont des chanceux assistés pour leur avenir. »

Major G. D. – Dernière mise à jour en 2002

Face aux critiques, les soldats rappellent néanmoins que le franchissement d’une rivière reste une épreuve particulièrement éprouvante lorsqu’il faut faire semblant qu’il y a de l’eau. De fait, deux soldats ayant fait un stage au Cours Florent se sont retrouvés punis pour mauvais jeu d’acteur même pour jouer une scène de vie du quotidien.

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