
Ce dimanche, les dirigeants européens ont adressé un avertissement particulièrement ferme à la Russie : toute invasion de la Lituanie, ou de n’importe quel autre pays européen, sera immédiatement qualifiée d’ « invasion hybride ». Une manœuvre sémantique habile, qui permettra aux États de condamner sévèrement les événements tout en s’évitant de prendre des mesures appropriées, comme mobiliser leur État, leurs services publics ou le courage de leur population, pourtant bien plus grand que le leur.
Maintenant que les « élections » russes sont passées et que le Kremlin peut tranquillement revenir sur ses dénégations, les Européens refusent de tomber dans le piège de l’escalade en appelant une future invasion militaire par son nom. Après tout, il ne s’agit pas ici de l’acte isolé d’un groupuscule faisant exploser un pétard dans une gare, un acte qui pourrait, lui, être qualifié d’attentat terroriste majeur et justifier l’état d’urgence.
« Si un seul char T-90 franchit la frontière balte en tirant des obus réels, nous n’aurons d’autre choix que de qualifier cet acte d’ingérence asymétrique dans la zone grise après une semaine de discussions et avec l’accord de Donald Trump. »
Ursula v.d.L. – Strong woman mais pas tout de suite
Du côté du Kremlin, on prendrait la menace très au sérieux. Selon des sources proches du FSB, les stratèges russes craindraient de plus en plus qu’en cas de destruction totale de Vilnius, l’Europe ne franchisse l’ultime seuil de la dissuasion : l’illumination de la Tour Eiffel aux couleurs de la Lituanie.