
Face aux récentes déclarations de plusieurs dirigeants de l’intelligence artificielle prophétisant l’extinction prochaine de l’humanité, les forces nucléaires stratégiques mondiales ont tenu à recadrer le secteur. Elles rappellent en effet qu’elles disposent, depuis les années 1950, de moyens parfaitement opérationnels pour provoquer la fin du monde, et ce sans jamais avoir eu besoin de lever des milliers de milliards de dollars auprès d’investisseurs.
Un amiral de la Force Océanique Stratégique s’est indigné, affirmant qu’entendre Sam Altman ou Elon Musk pleurnicher sur le fait que leur algorithme allait exterminer l’espèce humaine relevait purement et simplement de l’appropriation culturelle. Il a rappelé que l’annihilation totale et définitive de toute forme de vie carbonée constituait leur cœur de métier et qu’ils avaient posé les bases de ce secteur sur des disques durs de 10 mégaoctets de capacité.
« ChatGPT ne sait même pas dessiner des mains avec les meilleures puces au monde alors qu’on peut en une heure transformer l’hémisphère nord en un parking de verre radioactif grâce à des cartes électroniques créées sous Valéry Giscard d’Estaing »
Colonel Bertrand H. – sommation au nucléaire
En outre, les experts de la défense s’amusent de la vulnérabilité logistique de ces « apocalypses 2.0 ». Lors d’un briefing informel, un ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique a rappelé qu’une intelligence artificielle a besoin de fermes de serveurs climatisées, de pétaoctets de données et d’une connexion internet ininterrompue pour espérer, un jour, nuire à qui que ce soit. Ce dernier a indiqué que l’humanité peut survivre à l’IA uniquement en débranchant une prise murale alors qu’encore récemment, une mauvaise manipulation quotidienne de barres de plutonium a failli permettre de contaminer un laboratoire entier.