[Rediffusion] Parachutiste depuis 6 ans au 2e RPIMa, il angoisse à l’approche de son premier atterrissage à bord d’un avion

C’est une première expérience, habituellement commune pour ceux qui prennent l’avion, qu’aura vécue l’adjoint de la deuxième compagnie de combat du 2e RPIMa, stationné à Saint-Pierre de la Réunion. Alors qu’il a embarqué lourdement harnaché pour un saut de routine, une dégradation soudaine de la météo contraint l’avion à faire demi-tour avec ses passagers, qui devaient initialement l’abandonner en plein vol.

C’est à cet instant précis que l’adjudant réalise que ce sera son tout premier atterrissage sur la terre ferme à l’intérieur d’un aéronef. Pris de panique, il se met à réclamer la procédure de secours et cherche à savoir où il devra effectuer son roulé-boulé dans la carlingue. Ses camarades tentent bien de le rassurer, mais l’agitation du parachutiste ne fait que croître : l’altitude affichée sur son altimètre chute inexorablement, et il a toujours son parachute replié dans le dos.

« C’est un moment unique que je ne suis pas prêt d’oublier. Comme cette seule fois où l’avion nous a largué correctement au-dessus de la cible. Il m’a fallu 510 saut mais ça a fini par arriver. »

Adjudant P-P de Léandre – champignon volant

Fort heureusement, au dernier moment, le mécanicien de soute se souvient qu’il lui reste un stock de mignonnettes d’alcool, « empruntées » dans l’A330 gouvernemental de passage à La Réunion pour un simple coup de com’ télévisé. Il lui sert alors le classique cocktail des vols de retour d’OPEX : whisky, pastis et jus de tomate. Ce breuvage miraculeux fait instantanément retomber la tension du sous-officier, lui permettant de survivre à cette épreuve inédite et d’encaisser l’atterrissage avec la douceur et la finesse toutes relatives des pilotes de transport de l’Armée de l’Air.

Merci à @JJDAndrault pour son idée

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Are you human? Please solve:Captcha