
C’est une petite révolution qui se prépare dans les casernes et les bases militaires. Alors que l’armée a longtemps exigé des coupes de cheveux réglementaires expédiées en quelques secondes devant le miroir, elle autorise désormais le port des dreadlocks pour des raisons médicales ou opérationnelles. Pour obtenir cette dérogation, certains adeptes de Jah se sont judicieusement appuyés sur les libertés déjà accordées aux pilotes et aux forces spéciales.
L’intégration de ces profils, au sein d’unités soucieuses de conserver leurs effectifs déjà incomplet, est déjà en cours. Les premières à en bénéficier seraient les troupes de montagne, profitant de la chaleur supplémentaire qu’offre cette coiffure qui est d’autant plus aisément dissimulable sous la célèbre « tarte », ainsi que la Marine nationale, qui voit chuter drastiquement le nombre de traumatismes crâniens lors du franchissement des portes étanches.
« Ça sort des habitudes mais il n’y a pas un chien qui s’approche en reniflant d’une section qui a des dreadlocks et avec un bon arrangement, on peut même économiser des casques lourds tout en garantissant la protection. »
Lieutenant Jah G. – officier en échange international (Pays-Bas)
L’institution s’adapte cependant à marche forcée. Le Service du Commissariat travaille d’arrache-pied sur un béret extensible tissé en chanvre, tandis que les rations de combat intégreront bientôt des berlingots d’huile de ricin et de cire d’abeille. Enfin, les bénéficiaires de cette dispense pourront défiler le 14 Juillet aux côtés de la Légion Étrangère, qui dispose déjà d’un rythme de marche parfaitement adapté à la situation.