Les « chats noirs » de chaque régiment désormais autorisés à s’enrôler dans les armées ennemies

C’est une petite idée qui devrait permettre aux régiments français d’améliorer fortement leur disponibilité matérielle et opérationnelle. Le ministère des Armées vient en effet d’autoriser les militaires malchanceux, habituellement dénommés « chats noirs », à quitter leur unité pour s’enrôler directement dans une armée ennemie. Présentée comme une opportunité pour les intéressés, la mesure constitue surtout une véritable opération de rationalisation des effectifs.

Depuis plusieurs années, chaque régiment entretient soigneusement son propre stock de militaires auxquels il ne faut surtout pas confier un véhicule, une radio, une perceuse ou, plus généralement, tout objet disposant d’un mécanisme susceptible de tomber en panne. Ces personnels sont régulièrement associés à des phénomènes inexpliqués : crevaisons sur roues increvables, batteries rechargées à plat, pertes de clés des P4, apparition simultanée de problèmes techniques sur plusieurs véhicules sortant de révision complète. La nouvelle procédure permettra donc à chaque chef de corps d’identifier les éléments les plus susceptibles de provoquer des incidents et de leur proposer une mobilité internationale.

« On pensait que les constructeurs seraient contents d’avoir un tel testeur, mais il suffisait qu’il s’approche d’un blindé pour que les pièces renforcées subissent une casse. Mais ils seraient obligés de rendre leurs véhicules fiables avant de nous les vendre. »

Cdt Massoui F. – Représentant Thales en devenir

Après un entretien autour d’une grande table avec des chaises, destiné à vérifier que le militaire est bien capable de nuire à une organisation, il pourra être orienté vers l’armée ennemie la plus proche. Les premiers résultats seraient particulièrement encourageants. Selon le ministère, le taux de panne des véhicules de l’armée de Terre aurait diminué de 37 % depuis l’expérimentation du dispositif. Cette amélioration spectaculaire qui serait directement liée au départ d’un seul « chat noir » par régiment. Par ailleurs, des démarches seraient en cours pour déterminer si certains officiers généraux ou supérieurs pourraient être transférés à l’étranger en tant que matériel stratégique à effet retardé.

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