
Après dix jours d’une campagne de bombardements « sans entraves », comme s’en félicite avec une candeur désarmante le secrétaire d’État à la Guerre, le Pentagone a profité d’un point presse pour dissiper les malentendus persistants. L’objectif était clair : rappeler que le ‘crime de guerre’ est, par essence, une appellation d’origine contrôlée réservée exclusivement à l’adversaire.
Pour illustrer cette subtilité juridique, un porte-parole a commenté un schéma didactique : une flèche rouge sang, estampillée ‘Crime contre l’humanité’, pointait invariablement vers le camp d’en face. En miroir, une flèche bleu ciel, intitulée ‘Imprécision cinétique dans un théâtre disymétrique’, justifiait les frappes alliées. Cette doctrine, désormais le fleuron des think tanks de Washington, stipule qu’une atrocité ne devient légalement répréhensible que si elle est commise par un individu dépourvu de passeport américain ou d’un abonnement au catalogue Lockheed Martin.
« Je ne comprends même pas que vous puissiez dire que Donald Trump et les Américains puissent faire des erreurs alors qu’ils sentent bon et sont musclés. Si vous avez un doute, demandez au chancelier Merz, il saura aussi bien que moi se coucher face à eux pour vous convaincre. »
Mark Rutte – Représentant BDSM OTAN
Un dernier point abordé est que les pays belligérants ne sont également pas, par un heureux hasard, signataires ou ratificateur du traité de Rome concernant la Cour pénale internationale de La Haye. Il semblerait qu’en produisant suffisamment de films permettant de mettre en valeur ses troupes ou en ayant des alliés européens sans aucun caractère, se pliant à chacun des récits, cela permette ainsi de confirmer le bon droit des pays occidentaux. Il n’y a aucune raison qu’un double discours fragilise ceux qui les portent.