
C’est une situation aussi inattendue qu’embarrassante qui a contraint un sous-marin nucléaire lanceur d’engins français à effectuer une remontée d’urgence cette semaine. Alors que l’équipage pensait entamer une mission de dissuasion de routine, un incident logistique d’apparence anodine a rapidement pris une ampleur stratégique : plusieurs caisses de Pepsi avaient été embarquées à la place du traditionnel Breizh-cola
Selon des sources internes, la découverte a eu lieu dès les premiers jours de la plongée, lors de l’ouverture du stock de boissons. D’abord accueillie avec incrédulité, puis avec une certaine tension, l’erreur a rapidement été jugée incompatible avec le maintien des conditions optimales de mission. Cette ligne rouge franchie, le commandement a pris la décision exceptionnelle de faire surface afin de rétablir une situation jugée critique pour la cohésion de l’équipage ainsi que la santé des Bretons à bord.
« C’est sûr que deux ou trois jours où la dissuasion n’est pas assurée, c’est toujours embêtant. On est souvent isolés et sans nouvelles dans nos profondeurs ou sur la base navale mais est-ce si grave que cela en ce moment ? »
Capitaine de Vaisseau Marin G. – Nemo sans poulpe
Une enquête interne a d’ailleurs rapidement ciblé le cuisinier du bord, le « coq », dont ce n’était visiblement pas la seule erreur durant cette mission. L’homme avait également embarqué par erreur du beurre doux. Afin d’éviter tout scandale, le coupable a passé l’intégralité de la plongée à aller ramper discrètement dans la salle des machines pour gratter en douce les filtres de l’osmoseur du sous-marin (la machine servant à désaliniser l’eau de mer pour le réacteur et l’équipage) afin de récupérer du sel marin et le rajouter sur le beurre.