
En quête d’une justification pour légitimer leurs frappes et fédérer une coalition, les États-Unis et Israël assurent désormais que le blocus du détroit d’Hormuz par les forces iraniennes ne serait aucunement une manœuvre géopolitique visant à affirmer l’hégémonie de Téhéran dans la région. Il s’agirait plutôt d’un complot orchestré par des ‘ayatollahs verts’ afin de priver l’Occident de sa manne pétrolière et, in fine, contraindre les citoyens du monde libre à se tourner vers les transports en commun et le vélo.
L’argument de cette prétendue dictature verte séduit de plus en plus les mouvements conservateurs, une rhétorique immédiatement relayée par les éditorialistes de droite. L’idée que la République islamique tente de réduire l’empreinte carbone mondiale par la force, en coupant le robinet des hydrocarbures, terrifie bien plus que le spectre d’un troisième conflit mondial. De nombreuses voix s’élèvent ainsi pour exiger l’envoi de la jeunesse au front, afin d’éviter d’avoir à marcher pour atteindre la boulangerie située à 500 mètres de chez eux.
« Nous bénéficions déjà de l’appui d’une certaine Rachida D., qui affirme que l’Iran, à l’instar de la mairie de Paris, menace nos valeurs. La fermeture du détroit d’Hormuz n’est que la suite logique de l’aménagement de pistes cyclables rue Marbeuf »
John ‘Impregnator’ F. – Gamer incel et accessoirement porte-parole du département d’État US
Bien que Mark Rutte ait tenu à préciser qu’il y était convaincu avant même la parution du communiqué, la classe politique dans son ensemble s’émeut de la révélation de ce qui s’apparenterait en définitive à une dictature écologiste islamo-wokiste. Des investigations sont en cours pour déterminer si les Gardiens de la Révolution ne détiendraient pas des parts dans le marché des vélos cargos aux côtés de Pierre Gattaz.