
Établie dans la capitale belge depuis son départ de Paris en 1966, l’OTAN a tenu ce matin une conférence de presse exceptionnelle pour faire son mea culpa. Malgré les remous internationaux, l’organisation tenait à rectifier sa mauvaise interprétation de l’état général de la ville. L’organisation a cru toutes ces années qu’elle avait été installé consciemment dans un théâtre de guerre urbaine.
Plusieurs éléments ont nourri cette confusion. Les tranchées bruxelloises et les nids-de-poule, longtemps cartographiés par erreur comme des vestiges de lignes de front et des cratères de mortiers sur les routes, se sont finalement révélés n’être que de simples travaux de voirie. Selon les analystes de l’Alliance, tout pointait vers un système défensif en profondeur. Le présence importante de voitures dans une telle ville s’apparentait aussi, à leurs yeux, à des manœuvres du génie militaire. Il s’agissait en réalité d’un chantier entamé en 1998 et toujours inachevé, couplé à une omniprésence irrationnelle de la voiture en ville.
« Quand je suis arrivé en affectation, j’ai cru que la ville était toute dédiée à la coopération militaire internationale. C’est quand j’ai vu que ces ‘militaires’ buvaient de la bière à 11h sans cacahuètes que j’en ai conclu que c’étaient des punks à chiens. »
Colonel Frédéric D. – Officier pro invasion franco-luxembourgo-néerlandaise
Dans ce contexte, la Belgique ne compte pas rester inactive. Selon plusieurs sources gouvernementales, une demande officielle serait en préparation afin de faire reconnaître Charleroi comme ‘ville dévastée par un conflit armé non identifié’, dans l’espoir de débloquer des fonds européens massifs pour sa réhabilitation. Un dossier solide, assure-t-on, comprenant photos, témoignages et, si nécessaire, quelques effets spéciaux depuis l’un des trente terrils de la ville.