Vendredi portrait : le sous-officier originaire de Nice heureux de son affectation à Mutzig

20 mai 2022

Dans notre rubrique “Vendredi portrait”, nous tentons chaque semaine de vous faire découvrir une personne peu connue mais essentielle à la bonne marche de nos armées ou sortant du lot. Pour cette semaine, nous avons rencontré Claude E., sergent sortant de l’école de spécialité et ayant fait sa demande en sortie d’école à Mutzig.

Caporal Stratégique : Merci pour cette interview à peine sortie de votre amphi. Le choix de Mutzig n’a pas été difficile ?

Claude E. : J’ai travaillé dur pendant toute l’école de spécialité pour choisir ma place. Quand j’ai vu Mutzig et le 44ème RT, j’ai sauté sur l’occasion. Les majors télégraphistes disent tellement de bien de l’endroit et il y a même une prime de lait de 1€24 ! Assez étonnamment, l’autre personne à avoir choisi la place disponible était le dernier de la promo. Je ne m’explique pas cette distribution.

Caporal Stratégique : Ca ne sera pas trop dur de retrouver votre famille pour les week-ends ?

Claude E. : C’est relativement facile, il me suffit de prendre le train de 16h30 à Mutzig pour Strasbourg, rapide changement pour la Gare de l’Est à Paris où je devrais traverser la capitale pour aller à la Gare de Lyon pour le train de Marseille. Une fois à Marseille, il y a un TER qui me dépose directement à Nice. A peine 10h30 de voyage qui me permettent d’être à la maison dès samedi matin. De même, je prends le premier train dimanche afin d’être à 20h à Mutzig. 100€ tout juste avec le 25% militaire.

Caporal Stratégique : Avez-vous des passions que vous pourrez exercer là-bas ?

Claude E. : Oui, peut-être, c’est un peu de l’ordre de l’intime ma passion, mais… J’AIME SOUFFRIR. J’adore ça, la douleur peut être une source de plaisir. Vous croyez que je ne vais pas aimer à être loin de tout, perdu. Rester dans un bunker pour recevoir une vieille fréquence russe qui émet dans le vide depuis 1973 ! Mutzig est un concentré de douleur et je vais aimer y être.

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