Le GIGN effectue désormais ses assauts avec l’accent du sud pour rappeler son appartenance à la Gendarmerie

C’est un défi tout comme un retour aux fondamentaux qui est demandé aux gendarmes d’élite du Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) par leur hiérarchie. En effet, il est voulu à ce que l’ensemble des interventions, de la négociation à l’assaut, se fasse avec un accent du sud si familier aux citoyens au contact de cette institution.

Des formations sont effectuées avec les rappels des phrases iconiques du contrôle routier pour évoluer vers le vocabulaire utilisé spécifiquement dans leur métier. C’est ainsi que les opérations pour déloger un fada armé ou un RETEX d’un entrainement où ils se seront fait emboucaner par les instructeurs sera leur lot quotidien.

“Ça reste une unité d’élite pour nous tous mais maintenant qu’ils crient : ‘Tu déposeuh ton armeuh et tu laisses sortir les pitchounes’ lors d’une intervention, on s’identifie plus facilement à eux.”

@gendygentil – Gendarme en peloton départementale

À partir de la seconde année au sein de l’unité emblématique du plateau de Satory, les sous-officiers peuvent demander à se spécialiser. Ils peuvent dès là décider de disposer d’un accent du sud-ouest ou du sud-est correspondant le mieux à leur tempérament ou au choix de leur viennoiserie matinale.

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Partager un saladier de frites entre 3 enfants, la difficile épreuve finale des négociateurs du GIGN

A la recherche de l’excellence ultime, le Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) nous a permis d’observer une des plus difficiles épreuves mise en place pour valider les formations de ses négociateurs. Après des semaines de cours et d’entrainement, l’épreuve finale décontenance les stagiaires les plus entrainés.

Après une course sur un kilomètre en tenue de ville, ils sont envoyés dans une maison typique des banlieues pavillonnaires. Étonné de rentrer dans un salon où sont assis 3 frères et sœurs, le mis à l’épreuve reçoit l’ordre que le diner doit se finir sans heurts. C’est à ce moment-là que rentre le capitaine-instructeur avec un grand saladier de frites chaud qui est placé au milieu de la table.

“L’épreuve peut sembler difficile seulement au début. Que tout est joué une fois le premier accord de partage trouvé avec les enfants. Nous rajoutons pour cela une longue frite de 15,7cm au fond du bol pour relancer les hostilités.”

Maréchal des logis-chef Ludovic C. – Formateur au sein du GIGN

Les cris, pleurs et arrachages de vêtements de la fratrie dont font face les négociateurs les mettent au bout de leurs nerfs et beaucoup brisent la première des règle, garder son sang-froid. C’est toujours un moment difficile pour les instructeurs de devoir arrêter la carrière d’un gendarme, retrouvé accroupi et se balançant dans un coin d’une pièce remplie de frites collées aux murs.

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